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Jérôme S. raconte son Ironman aux couleurs de « Triathlètes du Coeur »

mardi 14 juin 2016

Quelle journée incroyable !

Après avoir pris le temps de récupérer, retour en arrière sur la journée de dimanche qui malgré ses 13h bien remplies est passée à une vitesse inimaginable…si proche si loin déjà.

Dimanche 5h30, après une courte nuit direction la ligne de départ à travers une ville de Nice encore endormie. Se croisent les couche-tard encore titubants de leur nuit sans sommeil et des grappes grossissantes de triathlètes, tous visiblement anxieux d’en découdre. Arrivé dans le parc à vélo, la pression monte d’un cran. Stéphane est déjà là prêt à partir. Dernières vérifications sur le vélo j’enfile la combinaison pressé par le speaker annonçant la fermeture du parc. Direction la grande bleue pour prendre la température de l’eau et me placer dans mon sas de départ.

6h45, c’est parti pour les 2800 concurrents ! La mise a l’eau est rapide et plutôt fluide. Aucun stress, dès les premiers coups de bras les sensations sont plutôt bonnes et ma progression régulière tout au long des deux boucles malgré le froid qui fini par s’installer. Sur le dernier retour vers la côte, les respirations à droite me laissent entrevoir de gros nuages noirs qui n’annoncent rien de bon pour la suite. Sorti en 1h16 pour les 3.9km annoncés, je suis dans mes temps.

Euphorique d’avoir fini la partie natation, la transition vers le vélo permet de me re-concentrer rapidement, ne rien oublier dans le sac, penser au ciel et se couvrir. Dans les premiers kilomètres je me fais rattraper par Edouard, juste le temps d’échanger quelques mots d’encouragement et et le voilà parti pleine bombe. En haut du col de l’Ecre en 3h10, le gros morceau est passé sans difficulté mais la pluie finit par se déchainer pendant près de 40 minutes ralentissant fortement l’allure sur une partie de parcours assez roulante. Le retour sur Nice à travers les zones industrielles vent dans le nez est finalement la portion la plus longue et pénible et j’ai hâte de poser le vélo pour passer à la suite. 6h56 pour un objectif max de 7h00 je n’ai rien concédé à mon planning même si la marque en haut du col de l’Ecre me laissait espérer un peu mieux.

Début de marathon sans histoire, l’entrainement fait son effet, et je dois même de temps en temps penser à ralentir l’allure car il faut tenir la distance. J’aperçois Stéphane dans le premier tour deux kilomètres devant lorsqu’il redescend vers le centre ville tout à l’air de bien rouler pour lui…bonne nouvelle. Une famille visiblement boulonnaise (la famille de Stéphane) m’encourage copieusement ce qui me remet du baume au cœur à la fin du premier tour. Je suis content qu’ils soient la pour le second, j’ai besoin de les entendre à la fin du troisième. Dernier tour vraiment difficile, profiter au maximum des ravitaillements pour reprendre des forces mais je sais que je franchirai la ligne quoi qu’il arrive et cela m’aide à avancer malgré une fatigue bien installée et les jambes qui ne demandent qu’à s’arreter. La ligne d’arrivée est enfin en vue, il faut profiter au maximum de ce dernier kilomètre qui va passer plus vite que tous les autres mais qui gravera dans ma mémoire tous les efforts accomplis pour arriver la et le bonheur énorme de franchir la ligne après 13h07 de course en entendant « You are an IRONMAN ».

Tout au long de cette journée incroyable étaient évidemment présents Marie Ahou Chance, les triathlètes du cœur qui ont chacun su donner un vrai sens à cette journée. Merci à tous !

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